Bertrand Schmid

Né en 1975, Bertrand Schmid a suivi des études de grec ancien, d’égyptologie et de théologie. Il a repris ensuite sa plume, devenue confidentielle, et publié un court récit, Ailleurs, aux éditions d’autre part en 2011. Polygraphe, boulimique littéraire, il rédige des textes pour le milieu de l’art contemporain (Manuel Müller, sculpteur) et des nouvelles pour des revues (Le Persil, L’Abat-Jour, Arkhaï). Son premier roman, Saison des ruines, est publié en 2016 aux éditions l’Âge d’Homme. La même année paraît une traduction du grec ancien, La Batrachomyomachie. Les poètes maudits et les expérimentateurs du langage retiennent facilement son attention, mais il confesse également un goût certain pour l’absurde ou la science-fiction la plus sombre. Il enseigne actuellement le français langue étrangère et habite à Neuchâtel.

 

Autres Ailleurs

 

Quatre textes qui expriment l’altérité, qu’elle soit un simple éloignement géographique, claustration, aliénation. Une manière d’interroger ces « là-bas » qui vibrent en nous, nos désirs d’évasion, notre peur de la perte, nos doutes quant à l’ici et le maintenant.

Larmes de Crépuscule : Une jeune femme se fait arrêter par la police, chez elle... Monstre d’apathie, elle raconte son histoire dans un journal embrouillé, tandis que le lecteur, petit à petit, découvre l’envers du drame.

Ailleurs : Un jeune homme rejoint une femme dans un pays qui n’est pas le sien et, ainsi, fait l’expérience d’une violente altérité jusqu’à la découvrir en lui-même. Un récit de la perte.

Wäre ich ein Berliner : Khachik se souvient. Trente ans auparavant, jeune soldat soviétique en poste à Berlin, il rêvait, debout sur le mur. Son arme lui semblait lointaine, tout comme les Allemands, tout comme l’Ouest.

D’une route : Là-bas, qu’y a-t-il ? Distingue-t-on seulement des lueurs derrière la forêt, dans laquelle courent les voies ? On a beau guetter l’arrivée des convois dans la Gare, personne ne sait qui sont les passagers, ni ce qu’ils font.

 

(Photo © Anne Bichsel)