Daniel de Roulet

Daniel de Roulet

Daniel de Roulet, né en 1944 à Genève, a travaillé d’abord comme architecte et comme ingénieur dans l’informatique. Ces vingt dernières années il s’est consacré à un cycle romanesque constitué de dix romans. Ils retracent, à travers l’histoire de deux familles, l’épopée du nucléaire qui va d’Hiroshima à Fukushima, du triomphe de la science à la mise en cause de sa démesure. Le dixième tome de cette saga, Le Démantèlement du cœur, est paru en avril 2014 chez Buchet-Chastel. Ce cycle romanesque a fait l’objet d’un essai de déconstruction/reconstruction à travers des outils numériques, travail de thèse à l’EPFL.
Daniel de Roulet est par ailleurs l’auteur de récits de voyages, dont Légèrement seul (Phébus, 2013) et Tous les lointains sont bleus (Phébus, août 2015), et d’essais critiques, dont Tu n’as rien vu à Fukushima et Écrire la mondialité. La mondialité est pour lui, au contraire de la mondialisation, le côté positif de la nouvelle donne contemporaine qui permet d’envisager une suite à la modernité, qu’il s’agisse de l’écriture ou de la politique des biens communs.

 

Tous les lointains sont bleus
«Quand je voyage, à pied ou en avion, j’ai besoin de me raconter une histoire. Celle des gens que je rencontre, celle des lieux, ou celle qui me proposera un sens au-delà du simple déplacement. Je consigne mes voyages par écrit, comme un album de souvenirs, pour m’assurer contre l’oubli.»
Rassemblant ici quelques-unes de ses chroniques parues dans divers journaux ou magasines de 1975 à 2011, Daniel de Roulet a voulu montrer, comment, avec les années, sa façon de voyager a changé, mais aussi comment la notion même de voyage a évolué.
De Berlin à Auschwitz en passant par l’Anatolie ou le Japon, Daniel de Roulet livre ses impressions sur les pays traversés, leur histoire et celle des populations qui s’y croisent. Comme un inventaire de ses pensées vagabondes, de ses réflexions sur le monde.