Fabienne Bogadi

Née apatride, en Valais, le 28 décembre 1960 au croisement de deux cultures, suisse et hongroise, Fabienne Bogádi Girardin se sent partout chez elle. Elle a obtenu son passeport suisse en 1973 et vécu principalement en Suisse, la terre d’accueil de son père et sa terre de naissance, mais aussi à Milan et à Zurich. Lectrice acharnée, elle a passé sa jeunesse à dévorer des bibliothèques entières. Parmi ses écrivains favoris : Tolstoï, Tchekhov, Maupassant, Balzac, Garcia Marquez… Aimant la communication avec les autres êtres humains, elle parle quatre langues : le français, l’italien, l’allemand et l’anglais.

Elle a suivi des études de sociologie et de lettres à l’Université de Lausanne. Pour gagner sa vie, elle travaille depuis une vingtaine d’années en tant que traductrice et journaliste économique pour divers médias suisses dont Le Temps pendant dix ans, et le magazine économique Bilan depuis 2010. Elle a deux enfants, nés en 1989 et 1992, dont l’aîné vit dorénavant en Australie.

Sa passion de l’écriture est née lorsqu’elle avait sept ans et qu’elle a lu, et compris, seule, son premier conte, un conte hongrois racontant l’histoire du Prince János qui combat le dragon pour sauver l’élue de son cœur. C’est ce jour-là qu’elle a décidé qu’un jour elle serait écrivaine. Depuis, elle a écrit des milliers de poèmes, des nouvelles, ainsi que ce premier roman Le corps déchiré. La musique classique rythme sa vie, notamment à travers le piano. Et elle vit la marche à pied, qu’elle pratique quotidiennement, comme une hygiène poétique et philosophique.

Rose, abandonnée par son père et délaissée par une mère égoïste et immature grandit dans le béton d’une cité proche de l’océan. Elle y rencontre un jeune homme, aussi beau que pervers, qui l’amène à subir un viol collectif. Pour survivre, elle se terre dans une solitude profonde, uniquement entrecoupée par le travail, la marche et la peinture. Mais les fantasmes et les cauchemars qui l’assaillent depuis le viol sont puissants et font leur œuvre en elle. Rose finit par se dédoubler...

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