Patrice Duhamel

Journaliste, Patrice Duhamel a suivi de près toutes les campagnes présidentielles depuis 1974. Directeur général de France Télévisions de 2005 à 2010, il a publié, avec son frère, Alain Duhamel, et Renaud Revel Cartes sur table (Plon, 2010) et avec Jacques Santamaria, L’Elysée (2012).

 

Jamais sans elles
Il y a d’abord les mères. Celles de Napoléon Ier, de Charles de Gaulle, de Jaurès, de Clemenceau, de Léon Blum; celles de Thorez, de Malraux, de Chaban-Delmas, de Pompidou, de Giscard, de Mitterrand et de son ami Badinter, celles de Chirac et de Jospin ; celles, plus récemment, de Sarkozy, de Hollande, de Juppé, de Seguin et de Bayrou. Des mères qui ont forgé le caractère du futur Président ou du futur candidat. Il y a aussi les grands-mères, irremplaçables, incontournables pour certains de ceux auxquels nous consacrons un chapitre. Maman Ninie, la grandmère de François Mitterrand, ou Adrienne, celle d’André Malraux.
Et puis, bien sûr, il y a les épouses, les compagnes, voire les maîtresses, les filles, les nièces, les ministres et certaines conseillères, dans l’ombre ou dans la lumière. De Jeanne Blum à Yvonne de Gaulle, de Jeannette Thorez-Vermeersch à Claude Pompidou, de Michelle Auriol à Danièle Mitterrand, Anne Pingeot et Mazarine, d’Anne-Aymone Giscard d’Estaing à Bernadette Chirac, d’Elisabeth Badinter à Sylviane Jospin, de Marie-France Garaud à Simone Veil et Geneviève de Gaulle, de Ségolène Royal à Cécilia Attias et Carla Bruni.
Aucun de ces hommes d’Etat ou de ces personnalités politiques de premier plan n’aurait franchi les étapes les menant au pouvoir sans ces femmes d’influence.
Une page étonnante, singulière et originale de l’histoire politique française, de Napoléon à François Hollande.

(Photo © Bruno Klein)