Sandrine Collette

Née en 1970 à Paris, Sandrine Collette s’est imposée en trois ans comme une auteure incontournable de la littérature noire.  Son premier roman, en 2013, Des nœuds d’acier, lui vaut d’emblée la reconnaissance de ses pairs. Un vent de cendres confirme son talent (2014). Après avoir transformé un trek en Albanie en cauchemar glacé (Six fourmis blanches, 2015), Sandrine Collette se confronte à l’immensité âpre de la Patagonie (Il reste la poussière). La forêt, un vignoble champenois, la montagne ou la steppe patagone, la géographie s’impose comme un personnage en soi dans son oeuvre. Dans le journal 24heures, le romancier Bernard Minier plébiscite Il reste la poussière. " Le roman le plus noir lu de l’année, Giono et Faulkner au pays des gauchos! L’intrigue est servie par une écriture flamboyante et baroque." En dehors de ses romans, Sandrine Collette fait valoir sa qualité de docteur en science politique à l’université de Nanterre et élève des chevaux dans le Morvan.

 

Il reste la poussière
Patagonie. Dans la plaine balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux. 
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. 
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille? (Ed. Denoël)

 

Un roman pour découvrir l'oeuvre de Sandrine Collette

Des nœuds d'acier, grand prix de littérature policière 2013 (Ed. Denoël, Le livre de poche).

Bernard Chappuis

(photo © S.Sartiaux)