Barthold Bierens de Haan

Née en 1910, élevée à Genève, onzième enfant d'une importante famille vaudoise, Monique Barbey se passionne dès l'adolescence pour l'écriture et le théâtre. Marquée par son engagement actif à Londres puis en Hollande contre l'Allemagne nazie, elle a tenu toute sa vie un journal intime. Après sa mort en 1994 sa famille retrouve quelque quatre-vingt carnets. Le choix des extraits et leur présentation sont l'œuvre de son fils Barthold Bierens de Haan.

Dans Il n'y a qu'une façon d'aimer (Alma, 2013), en 1942, une Genevoise de bonne famille s'engage dans l'armée néerlandaise aux côtés de son mari. Elle laisse ses trois enfants en Suisse. Très vite, sa violente passion pour l'un des plus brillants généraux de la France libre remet en cause ses certitudes. Son journal retrace le combat d'une femme qui ne peut se résigner aux devoirs et aux charges imposées par l'époque et le milieu.

Barthold Bierens de Haan est très tôt baigné dans l’internationalisme. En 1968, à la fin de ses études, touché par les évènements de la guerre du Vietnam il s’engage au sein de la Croix-Rouge et demande à être envoyé sur place. Il reprend ensuite ses études et évolue vers la psychiatrie. Il devient chef de clinique à l’hôpital psychiatrique universitaire de Genève et s’intéresse aux thérapies par le milieu qui cherchent à utiliser et transformer la structure sociale de l’hôpital pour que l’environnement et chaque membre de l’équipe participent au traitement du malade. Cette expérience lui inspire deux livres Dictionnaire critique de Psychiatrie et La Nostalgie de la Folie.

En 1990, il revient vers l’humanitaire et s’engage au CICR pour des missions de chirurgie puis d’assistance médicale. Bientôt il prend en charge le nouveau programme de soutien psychologique du personnel terrain du Comité International de la Croix-Rouge. De cette expérience sera tiré son troisième livre Sauveteurs de l’impossible : les humanitaires, ces « amoureux de l’aventure », pleins d’idéaux et de bonne volonté, confrontés à une réalité de terrain difficile, parfois traumatisante, doivent être soutenus. Leur venir en aide c’est leur offrir un lieu de parole et de soutien pour surmonter ces épreuves.

Aujourd’hui médecin psychiatre et psychothérapeute à Paris, Barthold Bierens de Haan prend en charge les traumatismes des humanitaires et les blessures de la vie quotidienne à Paris. Il collabore à l’association Résonances Humanitaires, qui aide les humanitaires lors du retour de mission.

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