Michel Embareck

Né en 1952 à Dole dans le Jura. A empilé plein de diplômes vachement utiles pour devenir critique rock au magazine Best pendant dix ans. A ensuite été journaliste dans un quotidien de province, chargé des faits divers et de la justice avec un net penchant pour la délinquance financière. Auteur de plus d'une vingtaine de romans et polars, d'une biographie et d’un recueil de nouvelles sur le rugby. A collaboré comme écrivain à Libération et Rolling Stone tout en enseignant l'écriture à Sciences Po (Paris). Aime lire, écrire, écouter de la musique, marcher dans Paris, glander, le rugby, faire la cuisine qui tient au corps, la bière tchèque, les ports de pêche, les aéroports et la Louisiane.

 

Jim Morrison et la Diable boiteux
Le nom de Gene Vincent est inséparable de son hit intemporel, "Bee-bop-a-Lula". Mais en 1968, l’époque n’est plus au rockabilly: les fans réclament de la sauvagerie. Quant à Jim Morrison, l’emblématique chanteur des Doors, il rêve d’en terminer avec la musique pour renaître à Paris dans la peau d’un poète.
Les deux artistes, âgés de 33 et 25 ans, partagent déconvenues et désespoir. Morrison voue un culte sans borne à son aîné. Les voilà pourtant tous deux prisonniers d’une célébrité trop précoce, qui les conduit à se détruire.
Défonces suicidaires, bisbilles avec la justice et soucis conjugaux seront le ciment de leur amitié, nourrie d’alcool, de drogue, d’errance et de blues. Résistera-t-elle aux excès en tous genres? Quand la réalité rattrape la fiction, en 1971, ne reste que le souvenir de deux existences foudroyées à trois mois d’intervalle.
Los Angeles, Woodstock, Miami, Toronto, Paris… Dans ce roman où les faits réels alimentent la fiction, on croise John Lennon, Alice Cooper, Richard Nixon, Elvis Presley, Charles Manson. Le tout rythmé par les commentaires d’un vieil animateur radio qui a vécu en direct une époque bénie où le rock’n’roll était bien plus qu'une musique à danser.