René Knüsel

René Knüsel est né et a grandi dans la région lausannoise. Il est aujourd’hui enseignant et chercheur à l’Institut des sciences sociales de l’Université de Lausanne. Il y a fait ses études en sciences politiques et a obtenu un doctorat pour une thèse intitulée : Les minorités ethnolinguistiques autochtones à territoire ; l’exemple du cas suisse, publiée aux éditions Payot en 1994. Ses premières recherches lui ont permis d’œuvrer à la Sorbonne à Paris et en Amérique du Nord.

Il s’est très tôt intéressé à la vie politique nationale suisse et régionale, Les secrets de l’isoloir (1990). Il collabore régulièrement avec les médias pour commenter des thématiques d’actualité. Parallèlement, il n’a cessé de s’intéresser aux questions de marginalisation sociales et a publié différents travaux de nature socio-historiques sur les débuts de l’Etat social en Suisse et sur des questions de santé, Mieux pour guérir que prévenir. La prévention en question (1991).

Sa carrière d’enseignant l’a amené à collaborer avec l’Université de Fribourg et la Haute école fribourgeoise de travail social. Ses recherches ont dès lors plus porté sur le travail social: Le social passionnément. Hommages à Pierre Gilliand, Lausanne, Réalités sociales (2002); Le «tourisme social » : mythe et réalité. L’exemple de la Suisse latine, Lausanne, éésp, 2004; L’insaisissable pratique, travail éducatif auprès de personnes souffrant de handicap. Etude pilote, éésp (2004); L’intervention sociale… Entre institutions, professions et formations, Lausanne, éésp, 2006); Les risques du métier. La santé dans le travail social, Lausanne, éésp, (2010) pour l’Institut de Hautes études en Administration publique (IDHEAP). Depuis 2004 il est professeur de politiques sociales à la Faculté des sciences sociales et politiques dont il a été le doyen.

Lutter contre les pauvres, Les politiques face à la mendicité dans le canton de Vaud (Editions d'en bas, 2014), son dernier livre publié, se base sur les résultats d’une recherche menée avec Jean-Pierre Tabin et la collaboration de Claire Ansermet sur les populations Roms dans le canton de Vaud. Les observations réalisées dans la rue permettent de poser un autre « jugement » sur ces populations migrantes.

Plus globalement, le livre s’interroge sur la présence de ces personnes, contraintes de mendier dans nos rues pour survivre. Au détour des chapitres, ce sont des éclairages à partir du Moyen-Age sur le vagabondage, la charité et la mendicité et le regard social sur ces comportements qui conduisent le lecteur.

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