Alan Roura

Alan Roura, 24 ans, plus faible budget de la flotte à la barre d’un bateau presque aussi âgé que lui, est devenu, le 20 février 2017, le plus jeune navigateur de toute l’histoire du Vendée Globe à terminer cette course autour du monde à la voile, en solitaire, sans escale et sans assistance. Après avoir passé sa vie sur l’eau (ses parents l’on emmené dans un tour du monde à la voile quand il était petit et toute la famille a longtemps vécu sur un bateau), le natif de Genève est parvenu là à réaliser son rêve d’enfant, tout en devenant le chouchou de édition 2016/2017. En 2020, le jeune navigateur sera de nouveau au départ, aux commandes d’un bateau de génération plus récente.

Aurélia Mouraud est la compagne d’Alan Roura et sa plus fidèle supportrice. Elle l’a encouragé, a recueilli ses pensées, ses états d’âme, ses anecdotes, ses photos et ses dessins. Puis elle a complété son journal de bord, interrogé ses proches et retracé son histoire de petit garçon — aventurier dans l’âme, pour réaliser finalement un livre inspirant, dépaysant et incroyablement positif.

 

L'Aventure au bout du rêve, le plus jeune marin du Vendée Globe se raconte

Alain Roura 12e du Vendée Globe sur 29 concurrents en lice. Chaque année, cette course parmi les plus exigeantes et sélectives voit son lot d’abandons et d’avaries. 11 skippers et leur bateau n’ont pas franchi la ligne lors de cette édition 2016-2017.

Accueilli en fanfare par des supporters venus de Suisse mais aussi de partout en France, Alan Roura risque de se souvenir longtemps de cette fin de Vendée Globe. Il a célébré son exploit avec sa famille, ses amis et ses partenaires, peu avant de fêter son 24e anniversaire.

« Sur l'eau nous sommes seuls, seuls contre la nature, la solitude, mais un projet Vendée Globe, ce n'est jamais seul qu'on y arrive. Je ne sais pas combien de personnes exactement ont contribué à ce projet, c'est tout un pays qui a été derrière moi. Les gens qui ont suivi cette aventure ont trouvé du bonheur, certains l'envie de réaliser leurs rêves. Ces messages du bord quotidiens, c’était pour moi la seule façon de vous emmener un peu avec moi, vous donner un peu de ce que j’ai vécu pendant trois mois… J’espère que ça aura marché. »

 

(Photo © Christophe Breschi)