Alexandre Correa

Après avoir fait le pitre pendant plusieurs années à l’université et obtenu une licence ès lettres pour faire bien, Alexandre Correa s’est efforcé de jouer au mieux le jeu social de circonstance. En 2010, il publie pourtant son premier roman, animé par un profond dégoût pour les chapelles, les élitismes, les bien-pensants, la mollesse, la tiédeur, le conformisme, l’épandage d’ego et toutes ces choses qui pullulent autour de la littérature.

Alexandre Correa écrit avec le même acharnement et la même passion qu’il met à se tatouer le corps ou à regarder le monde. En quête d’air et d’émerveillement. L’abri (2010) et Nuisibles (2012) sont tous deux épuisés. Des villes (Du sable) a été publié chez Torticolis et frères en 2013. Des ombres, en cours de rédaction, vient d’être soutenu par l’octroi d’une bourse littéraire Pro Helvetia.

S’agit-il d’un seul texte ? De deux textes qui se rejoignent ? De réalisme ? De science-fiction ? L’auteur utilise la juxtaposition pour plonger dans le tangible et dresser le portrait d’une humanité confronté au vide et presque totalement morte pour s’être crue immortelle. Et d’individus qui font face à ce vide, qui essayent de le vivre, en toute humilité. Ce texte est jumelé avec Des sarments (qu’on émonde) de Tristan Donzé.

 (Photo © Patrice Schreyer)