Arielle Meyer MacLeod

Docteure en lettres de l’Université de Genève, Arielle Meyer MacLeod a enseigné pendant plus de 10 ans aux Universités de Genève et Lausanne, avant de travailler comme collaboratrice littéraire à la Comédie de Genève. Aujourd’hui chercheuse indépendante en études théâtrales, elle collabore régulièrement avec des metteurs en scène (dont Mathieu Bertholet, Anne Bisang, Denis Maillefer) et des institutions théâtrales (Théâtre populaire romand – TPR) et enseigne la dramaturgie, notamment à la Haute école de théâtre de Suisse romande.

Dernières publications : Raconter des histoires. Quelle narration au théâtre aujourd’hui (avec Michèle Pralong, éds, MetisPresses, 2012), « Quartier Lointain. De la case à la scène » (in Registres 16, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2013), Entretien d’Antoine Vialle avec Arielle Meyer MacLeod,Ars Memoriae/Je suis vu je ne me vois pas (A?Type, 2013). Tourner la page (avec Balzac) est paru chez Zoé en 2014.

« Depuis le jour du départ de P, j’ai comme un bourdon dans la tête. Un bourdon, cette note tenue qui ne s’arrête jamais. Comme dans la chanson de Camille. Parfois étouffée par d’autres sons au point de devenir inaudible. Mais toujours là. »

Dans la douleur d’une séparation amoureuse, la narratrice retrouve un article qu’elle avait écrit sur une nouvelle de Balzac. Au récit intime, auquel s’ajoute une enquête sur l’écriture de soi, vient alors se nouer l’analyse littéraire, dans un rapport de quasi nécessité. Récit, enquête, analyse s’enrichissent, se soutiennent, s’expliquent. Car à chaque fois il est question d’image, d’images volées, envolées, brisées.