Brigitte Exchaquet-Monnier

Brigitte Exchaquet-Monnier est née en 1945 à Château-d’Oex (Suisse). Infirmière, puis infirmière-anesthésiste, elle a travaillé en Suisse, au Cambodge en 1973-1974 (avec une mission du CICR), ainsi qu’en Belgique (dans la planification hospitalière). Elle a ensuite participé à la création de l’École supérieure d’ambulanciers/cières de Genève, où elle a enseigné pendant une vingtaine d’années. Dans ce cadre elle a notamment largement contribué à l’ouvrage Urgences préhospitalières : manuel de soins destiné aux professionnels de la santé (Genève : Éditions Médecine et Hygiène, 1994). Elle est l’une des enfants du Dr Jean-Philibert et de Geneviève Exchaquet, qui furent des acteurs de l’accueil des déportées en Suisse ; Irène Gander-Dubuis, qui dirigea l’une des maisons d’accueil, était sa nounou. Les auteurs partagent leur vie depuis 1978, ils ont deux enfants : Julien, né en 1979 et Pauline, née en 1982.

 

Retour à la vie. L'accueil en Suisse romande d'anciennes déportées françaises de la Résistance 1945-1947
Entre l’été 1945 et le printemps 1947, environ 500 anciennes déportées, la plupart résistantes, comme Charlotte Delbo, mais aussi quelques juives, telle Simone Veil,  passent plusieurs mois de convalescence en Suisse romande. À l’initiative de Geneviève de Gaulle, de l’Association des déportées et internées de la Résistance (ADIR) et d’un Comité d’aide en Suisse, neuf lieux (Les Avants, Château-d’Oex, Crassier, Fribourg, Grandchamp, Le Mont-sur-Lausanne, Montana, Nyon et Villars-sur-Ollon) accueillent ces revenantes de Ravensbrück ou d’Auschwitz. C’est cette page peu connue de l’histoire suisse et française, mais aussi de l’après-déportation, que défriche ce livre, fruit d’une recherche de plus de quatre ans pour en retrouver traces et protagonistes, en Suisse et en France. Malgré des archives lacunaires, les auteurs ont reconstitué les conditions de ces accueils et leur financement par les multiples conférences de Geneviève de Gaulle et une contribution du Don suisse. Par ailleurs, cet ouvrage retrace les destins de quelques-unes de ces femmes, victimes de la barbarie nazie, ou des personnes qui les accueillent, pour les accompagner dans leur retour à la vie. Les auteurs tentent aussi d’appréhender comment ces rescapées de l’enfer ont été perçues, à l’époque, par la population et la presse d’un pays épargné par la guerre.