Bruno Tessarech

Né à Neuilly en 1947. Etudes à Henri IV. Crée en 1973 un établissement secondaire d’inspiration « summerhillienne » installé en Seine et Marne. Abandonne tout en 1995 pour assouvir la passion d’enfance sans cesse différée d’écrire des romans. Ce qu’il fait depuis, en assurant l’ordinaire grâce à des ateliers d’écriture et des boulots de « nègre ». Vit actuellement à Bordeaux. A notamment publié, chez Buchet/Chastel, La Femme de l’analyste, Villa blanche et Pour Malaparte.

Son dernier roman, Art nègre (Buchet/Chastel, septembre 2013), porte sur l’écriture et ses pannes. Louis est hésitant, velléitaire, perdu. Au point de ne plus parvenir à faire le ménage chez lui, à se traîner de pièce en pièce, à discuter compagne aimante, Olivia, a déserté le champ de ruines qu’est devenue son existence. C’est qu’il ne parvient plus à écrire.

Un beau jour François, un vieux copain éditeur, l’appelle pour lui proposer de rédiger les mémoires d’un ancien taulard célèbre. Louis accepte. Débute alors une période frénétique qui lui fait alterner des travaux de commande en tout genre. Lui qui ne parvenait plus à entrer dans la vie des autres pour en faire des romans, voilà que ce sont les vies étrangères qui deviennent l’ennui des entretiens mais la joie renouvelée d’écrire. Peu à peu sa vie se reconstruit. Olivia revient vivre à ses côtés et, de ses propres errances, il parvient à tirer le roman qu’il portait en lui.

(Photo © John Foley – Opale)