Christophe Girard

Christophe Girard est Maire du 4e arrondissement de Paris depuis juillet 2012 et Conseiller régional d’Île-de-France depuis mars 2010. Ancien Adjoint au Maire de Paris Bertrand Delanoë de 2001 à 2012, chargé de la Culture, il est notamment l'initiateur de Nuit Blanche. Coproducteur de documentaires et films (Hold Up Films) Christophe Girard a aussi publié trois livres : un roman, La Défaillance des Pudeurs (Seuil), et deux essais : Père comme les autres (Hachette Littérature) et Le Petit Livre Rouge de la Culture (Flammarion).
Il est diplômé du British Institute à Paris et ancien élève de l’Institut National des Langues Orientales (Japonais) et publie régulièrement des tribunes notamment dans Opinion Internationale, Huffington, le Monde et Libération. En janvier 2003, il est fait Officier dans l’ordre des Arts et Lettres puis Officier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur en mars 2013.

 

Perdre la paix
Dans le Paris défiguré et quelque peu euphorique de 1919, en pleine Conférence pour la Paix, la figure de l’économiste John Maynard Keynes traverse les débâcles diplomatiques alors qu’il songe à l’écriture de son ouvrage majeur, les Conséquences économiques de la Paix. Sous son regard et son analyse lucide, alors que vainqueurs et vaincus tentent de composer une paix durable, l’espoir laisse place progressivement à la crainte qu’après avoir finalement gagné la guerre, les alliés vont perdre la paix.
Volodia, un jeune interprète franco-russe ayant connu Keynes pendant la Conférence, entreprend la démarche de rencontrer sa veuve, Lydia, quelques trente ans après. En plongeant dans ses souvenirs, dans les carnets intimes de John Maynard et les récits de sa femme, il met en relief la double histoire d’un homme multiple, tiraillé entre ses passions, son devoir pour la couronne britannique et son soucis d’arbitrage des opprimés et des marginalisés, et d’une époque tragique, terreau fertile des conflits à venir.
Perdre la paix est une fiction historique. Si Keynes s’est bien rendu à Paris en 1919, en tant que représentant senior du Chancelier de l’Échiquier britannique, ses carnets composant le roman est une invention de l’auteur. Il s’agit avant tout par ce dispositif narratif d’une plongée dans l’histoire vue de l’intérieur.