Claude Marthaler

Claude Marthaler, né à Genève en 1960, réalise ses premiers voyages à vélo dès son adolescence. De 1988 à 1991, il pédale jusqu’aux Himalayas, traversant l’Inde pendant un an et demi. En 1994, il repart, sans le savoir, pour un tour du monde qui durera 7 ans (122’000 km, 60 pays traversés). Partis de Genève en toute « indéfinition » en 2005, sans destination ni dates imparties, Claude Marthaler et Nathalie Pellegrinelli ont pédalé à travers l’Afrique du Nord, puis sa corne, avant de tournicoter entre Inde, Népal, Tibet, Asie centrale et Asie du sud-est. Pendant 3 ans, le temps d’un rêve peuplé de sueur, de poussière et de joie, de doutes et de partage. De juin à décembre 2011, Claude a zigzagué du cap Nord à Istanbul le long de la frontière est-européenne, questionnant la notion même de cette nouvelle frontière et le ressenti des populations locales. Au printemps 2013, il sillonne Cuba à vélo

L’auteur a présenté les diaporamas numériques de deux de ses périples en Suisse et à l’étranger lors de nombreuses soirées publiques, dans des écoles et des associations, au sein d’entreprises et à divers festivals de voyage. Il est le coréalisateur de Bike for bread (2003, 26'), un documentaire consacré aux livreurs de pain à vélo du Caire. Il collabore régulièrement au quotidien fribourgeois La Liberté, à divers magazines spécialisés et est l’auteur de 6 livres. Sa passion d’enfant, devenue également son gagne-pain, se confond aujourd’hui, comme les deux roues au cadre de sa bicyclette. L’Homme-frontière (Slatkine, 2013) est son sixième ouvrage.

Et s’il fallait perdre le nord pour voyager ? S’immerger pour comprendre ? C’est avec le cœur que Claude Marthaler explore la lisière orientale de l’Europe, zigzaguant à travers les terres méconnues de Kaliningrad, du Bélarus et de la Transnistrie, à la fois si proches et si lointaines. Qu’est-ce qu’une frontière ? Où commence l’Orient ? Où se termine l’Occident ? En six mois et quelque 10 000 kilomètres à vélo, au travers d’intimes témoignages et de fines observations, il nous restitue un tableau impressionniste à fleur de peau pour nous révéler les enjeux humains et géopolitiques d’un monde qui respire et dont, parfois, le souffle qui le traverse ouvre ou crée de nouvelles frontières.

(Photo © Nathalie Pellegrinelli)