Daniel Pennac

La présidence d'honneur du Livre sur les quais sera assumée cette année par Daniel Pennac, le père d’un des personnages les plus célèbres de la littérature contemporaine: Benjamin Malaussène! En effet, qui n’a pas déjà lu Au Bonheur des Ogres ou La Fée Carabine? Comme Tatiana de Rosnay en 2013, Nancy Huston en 2012 et Jean d'Ormesson en 2011, il animera la manifestation par sa présence au travers d’entretiens publics, de rencontres avec les médias et de visites dans des établissements scolaires.

Daniel Pennac, de son vrai nom Pennacchioni, est né le 1er décembre 1944 à Casablanca. Quatrième et dernier d’une tribu de garçons, il suit son père militaire dans tous ses déplacements. Élève désastreux, il acquiert pourtant le goût de la lecture grâce à l’interdiction de lire qui sévit à l’internat: lire devient un acte subversif.

En 1969, il devient enseignant et, tout juste libéré du service militaire, il écrit un pamphlet nettement dirigé contre cet univers « viril », prenant le nom de Daniel Pennac. En 1985, il attaque la saga Malaussène et, pour les enfants, il écrit également la série des Kamo. En 1995, il quitte l’enseignement tout en gardant un contact suivi avec les élèves. Sur scène, après avoir interprété Merci au théâtre du Rond-Point, il lit Bartleby le scribe. En 2007, il reçoit le Prix Renaudot pour Chagrin d’école où, comme toujours, il plaide en faveur de l’humain, contre les institutions qui le nient.

Dans Journal d'un corps (Gallimard, 2012), son dernier ouvra paru, le narrateur commence à tenir scrupuleusement le journal de son corps à l'âge de douze ans, en 1935. Il le tient jusqu'à sa mort, en 2010, à 87 ans. Son projet est d’observer les innombrables surprises que notre corps réserve à notre esprit d'un bout à l'autre de notre vie. Ainsi il décrit finalement toute l'évolution de son organisme. Daniel Pennac évite la froideur du constat médical en introduisant à chaque page des personnages, des situations, des dialogues et des réflexions qui font circuler le sang de l’intimité dans ce corps autopsié que le lecteur, souvent, reconnaîtra comme étant le sien.

(Photo © C. Hélie Gallimard )