Elisabeth Horem

Elisabeth Horem, française et suisse, a étudié à Paris. Elle a publié Le Ring (1994, Prix Georges-Nicole 1994, Prix de la Commission de littérature de langue française du Canton de Berne 1994 et Prix Michel-Dentan 1995), Congo-Océan (1996, Prix d’encouragement de la Ville de Berne), Le Fil espagnol (1998) et Le Chant du bosco (2002), quatre romans dont les critiques ont souligné la remarquable qualité d’écriture et l’atmosphère d’étrangeté et de mystère qui s’en dégage. On lui doit également un recueil de nouvelles : Mauvaises rencontres, en 2006. Elisabeth Horem a séjourné à Moscou, à Prague et dans plusieurs pays arabes dont l’Irak (2003-2006), évoqué dans Shrapnels. En marge de Bagdad, publié en 2005 (Prix «Coup de cœur» de Lettres frontière 2006 et Prix de la Commission de littérature de langue française du Canton de Berne 2007), et dans Un jardin à Bagdad, journal (octobre 2003 – mai 2006), publié en 2007. Elle vit maintenant en France.

 

La mer des ténèbres
Trois récits, un roman.
«Ta langue est ta monture» emmène le lecteur au Levant, sur les traces d’un voyageur suisse au début du XIXe siècle. «Les Bâtisseurs» raconte l’histoire de deux enfants anglais déportés à l’autre bout du monde pour y faire souche et consolider l’Empire. Enfin, dans «L’impossible reconstitution de l’Abbaye de Westminster » – qui est aussi un roman familial – une femme, de nos jours, cherche à surmonter son désarroi en s’embarquant sur un cargo – mais cette traversée sera tout sauf apaisante. Ce dernier récit reprend les fils qui couraient dans les deux premiers, révélant entre leurs personnages si différents une parenté dont la clef se trouve peut-être dans le vers de Baudelaire cité en exergue: ils ont tous eu à traverser leur «mer des Ténèbres». Chacun à sa manière.

(photo © Philippe Pache)