Eric Monnier

Éric Monnier est né en 1949 à La Chaux-de-Fonds (Suisse). Titulaire d’une Licence d’Histoire moderne et contemporaine (Université de Genève) et de Sciences de la société (Paris VII – Jussieu) ainsi que du Diplôme supérieur de bibliothécaire (ENSB, Lyon – Villeurbanne), il a pratiqué diverses activités, a été père au foyer, avant d’exercer avec passion le métier de bibliothécaire. Très actif dans le milieu associatif des bibliothèques, il a été président de l’Association genevoise des bibliothécaires et professionnels diplômés en information documentaire (AGBD) et membre du comité de rédaction de la revue de cette association, Hors- Texte. Il est, par ailleurs, l’auteur de quelques textes, dont une nouvelle, Piperade d’amour, a été primée lors d’un concours d’écriture organisé par la Semaine du goût en 2007. Il a aussi écrit un feuilleton  abracadabrantesque lors d’une migration particulièrement chaotique d’un logiciel documentaire vers un autre, dans les bibliothèques scolaires genevoises. Destiné à soutenir le moral de ses collègues bibliothécaires accablés par un outil de travail alors bien mal ficelé, ce Polar floralpestre a été publié dans la revue Hors-Texte.

 

Retour à la vie. L'accueil en Suisse romande d'anciennes déportées françaises de la Résistance 1945-1947
Entre l’été 1945 et le printemps 1947, environ 500 anciennes déportées, la plupart résistantes, comme Charlotte Delbo, mais aussi quelques juives, telle Simone Veil,  passent plusieurs mois de convalescence en Suisse romande. À l’initiative de Geneviève de Gaulle, de l’Association des déportées et internées de la Résistance (ADIR) et d’un Comité d’aide en Suisse, neuf lieux (Les Avants, Château-d’Oex, Crassier, Fribourg, Grandchamp, Le Mont-sur-Lausanne, Montana, Nyon et Villars-sur-Ollon) accueillent ces revenantes de Ravensbrück ou d’Auschwitz. C’est cette page peu connue de l’histoire suisse et française, mais aussi de l’après-déportation, que défriche ce livre, fruit d’une recherche de plus de quatre ans pour en retrouver traces et protagonistes, en Suisse et en France. Malgré des archives lacunaires, les auteurs ont reconstitué les conditions de ces accueils et leur financement par les multiples conférences de Geneviève de Gaulle et une contribution du Don suisse.
Par ailleurs, cet ouvrage retrace les destins de quelques-unes de ces femmes, victimes de la barbarie nazie, ou des personnes qui les accueillent, pour les accompagner dans leur retour à la vie. Les auteurs tentent aussi d’appréhender comment ces rescapées de l’enfer ont été perçues, à l’époque, par la population et la presse d’un pays épargné par la guerre.