Fabio Benoit

Fabio Benoit est commissaire à la police judiciaire de Neuchâtel. Spécialisé dans les affaires de banditisme, il a conduit plusieurs enquêtes à l’échelon national et international, particulièrement dans le domaine des braquages à main armée. Ancien négociateur en situation de crise, il a participé activement à diverses commissions d’Interpol et d’Europol. Il est chargé de cours, principalement dans le domaine des auditions de police, sujet d’un traité de tactique qu’il a coécrit, paru en 2012 et réédité à plusieurs reprises. Il est l’auteur de deux romans : Mauvaise personne (Prix littéraire des Kiosques 2019) et Mauvaise conscience.

 

Mauvaise conscience (éditions Favre)

Dans le parking d’un immeuble, plusieurs voitures ont été fracturées. Dans l’une d’entre elles, une comptabilité truquée a été dérobée. Elle compromet un homme d’affaires peu scrupuleux. Pour se débarrasser du maître-chanteur, l’industriel engage Angel, un homme au passé trouble,amoureux de sa voisine et défenseur de la cause animale. Des dossiers liés à une menace terroriste ont également été volés dans un autre véhicule. Sur les dents, la police judiciaire déploie des moyens très particuliers pour retrouver ces données sensibles. L’enquête mène sur la piste du Serpent, chef du crime organisé lyonnais. Mais, pour faire le ménage, ce dernier mandate Nono, un professionnel qui élimine les témoins gênants avec un art maîtrisé de la mise en scène. Une procureure irrésistible, un commissaire séduit et des équipes de part et d’autre de la frontière franco-suisse interviennent en usant de méthodes peu orthodoxes pour faire tomber les masques. Chacun est prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut : piéger, mentir et manipuler. Dans ces conditions, il reste peu de place pour les cas de conscience... Un dénouement à la déflagration surprenante et des situations à la fois réalistes et comiques font de ce roman une suite attendue et réussie de Mauvaise personne (réédité et primé en 2018), bien que pouvant parfaitement se lire de manière indépendante.

 

(Photo © Matthieu Spohn)