Frank Westerman

Né en 1964 à Emmen aux Pays-Bas, Frank Westerman est ingénieur agronome de formation. Dans les années 1990, il effectua de nombreux voyages en tant que journaliste à travers l’Afrique, l’Amérique latine et l’Europe de l’Est. En 1992, il part comme reporter couvrir le conflit en ex-Yougoslavie pour le quotidien néerlandais De Volksbrant. Il fut notamment l’un des seuls journalistes à réussir à pénétrer à Srebrenica lors du massacre de 1995. De cette expérience, il tire son premier roman : The Bridge over the Tara (1994). Entre 1997 et 2002, il fut correspondant à Moscou. Depuis 2002, Frank Westerman se consacre pleinement à l’écriture à Amsterdam, où il vit. Depuis, Frank Westerman a accumulé les marques de reconnaissance : Les ingénieurs de l’âme a reçu de nombreuses récompenses aux Pays-Bas et a été traduit en neuf langues. El Negro et moi, a reçu la Goldene Eule, l’équivalent du prix Goncourt pour les Pays-Bas et la Belgique. Ararat a figuré sur les dernières sélections du prestigieux prix AKO aux Pays-Bas.

 

Frank Westerman, writer and master of narrative journalism, was born in 1964 and lives in Amsterdam. He is the author of seven highly acclaimed books, including Ararat, Engineers of the Soul and, most recently, Brother Mendel’s Perfect Horse. His work has been published in more than fifteen languages and has won many prizes. Brother Mendel's Perfect Horse is his latest book published in English and La Valee Tueuse in French.

 

La vallée tueuse
Le 25 août 1986 : un soir de pleine lune, toute trace de vie se trouve subitement éradiquée au sein d’une vallée reculée du nord-ouest du Cameroun. Poulets, babouins, zébus ou oiseaux, tous s’effondrent dans l’herbe, frappés à mort. Près de 2000 hommes, femmes et enfants meurent également. Aucun autre dégât n’est à signaler : les huttes et les palmiers sont étrangement intacts. Aucun « agent tueur » n’est retrouvé. Tels sont les faits. Mais que s’est-il passé réellement ? 36 heures après la catastrophe, deux missionnaires néerlandais sont les premiers à se rendre dans cette « vallée de la mort ». Dans les semaines qui suivent, des scientifiques venus du Japon, d’Hawaï et d’Islande se font déposer en hélicoptère sur la zone du désastre. Depuis les hauteurs de la vallée, les survivants africains observent tout cela avec la plus grande perplexité.
Dans La vallée tueuse Frank Westerman s’efforce de déconstruire tous les aspects de cette mystérieuse mort massive. Il étudie l’évènement sous différents angles et partage avec le lecteur les milliers d’histoires nées de l’accumulation de faits et de preuves au fil des 25 années qui ont suivi la catastrophe.

(photo © Keke Keukelaar)