Jean-Baptiste Malet

Jean-Baptiste Malet est journaliste indépendant. Enquêteur et reporter, il a travaillé pour Charlie Hebdo, Regards, Rue89, Bakchich et Le Ravi, et collabore régulièrement avec Golias (Hebdo et Magazine). Il est l'auteur de Derrière les lignes du Front (Golias, 2011), En Amazonie, infiltré dans le "meilleur des mondes" (Fayard en 2013) et il est co-réalisateur du film documentaire L'Empire de l'or rouge qui sera diffusé sur France 2 (Infrarouge) en 2017.

 

L'Empire de l'or rouge, enquête mondiale sur la tomate d'industrie

Pourquoi un général de l'armée chinoise rachète-t-il, il y a quelques années, une usine provençale de sauce tomate ? Quoi d'a priori plus banal et inoffensif qu'une boîte de concentré de tomates ?

Quand Jean-Baptiste Malet, journaliste d'investigation opiniâtre, s'est mis en tête de répondre à ces questions, il était loin d'imaginer que débutait une prodigieuse enquête longue de quatre années, le menant du sud de l'Italie aux confins de la Chine, de la Californie à l'Afrique. Car le concentré de tomates est un de ces produits-monde, consommé par tous dans la plupart des plats cuisinés servis aux quatre coins de la planète, et dont la fabrication et la commercialisation brassent des milliards d'euros, mettent en jeu des intérêts insoupçonnables et puissants, ont fait l'objet de métamorphoses inouïes en quelques décennies. Un produit en apparence banal, mais dont l'histoire raconte mieux que n'importe quel roman le capitalisme mondialisé régnant sur la planète.

Dans ce précis de mondialisation où la tomate industrielle sert de boussole, on traverse des champs récoltés par des bagnards dans le Xinjian, des usines où le concentré de tomates est coupé d'additifs douteux, on découvre la naissance du taylorisme dans les usines Heinz, on découvre, incrédules, le fabuleux business de l'agromafia et on débarque en Afrique, poubelle de la mondialisation, où le concentré vendu est aussi noir que de l'encre.

Une enquête fascinante, aussi trépidante qu'un thriller.

 

(Photo © David Latour)