Jean-Luc Quoy-Bodin

Maître de conférences à l’ENA puis professeur à l’Institut Catholique, Jean-Luc Quoy-Bodin est l’auteur d’ouvrages de linguistique (Raisonner à la française, 1992) et d’histoire (La Franc-maçonnerie sous l’Ancien Régime, 1999). Il a animé pour plusieurs universités américaines un séminaire d’histoire des idées philosophiques en France, s’intéressant particulièrement au mouvement libertin des XVIIe et XVIIIe siècles (Le Plaisir et la contrainte, 2009).

Dans Un amour de Descartes (Gallimard 2013), c’est le temps où Rembrandt et Descartes sont presque voisins à Amsterdam, où les spasmes des cours de la tulipe tournent les têtes, où la peste décime aveuglément... Francine n’est pas toujours mentionnée dans les notices biographiques de Descartes ; pourtant, la naissance, au cours de son séjour en Hollande, d’une fille, fruit d’une liaison avec une servante, correspond à la période la plus féconde de la vie du philosophe entre La Dioptrique et le Discours de la méthode. Il croit se pencher à travers Francine sur l’enfance de la raison, il est confronté à la déraison de l’enfance.

Fable baroque ou petit brûlot ? En tout cas, par-delà la fiction narrative, déambulation sur les fausses représentations de l’enfance, de l’éducation, de l’amour, de l’intelligence, sur la mémoire oublieuse, dans nos sociétés ridées, grandes donneuses de leçons.