Jil Silberstein

Jil Silberstein est né à Paris en 1948. Après bien des voyages, il se fixe en Suisse, travaille dans l’édition et dirige la revue d’anthropologie culturelle Présences. Lors d’un séjour en Amérique du Nord, il rencontre les Indiens du Québec-Labrador, dont il partage la vie pendant plus d’un an. C’est le début d’une série de textes, entre voyage et ethnologie : Innu, Kali’na et Dans la taïga céleste, tous publiés par Albin Michel. Poète, essayiste, lauréat du Prix Schiller, traducteur de Trakl, Milosz, T. E. Lawrence et Charles Reznikoff, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont plusieurs parus aux Éditions Noir sur Blanc.

 

L’Île où les hommes implorent (Noir sur Blanc)

L’île où les hommes implorent s’attache, le temps de 4 saisons, à inventorier les éléments révélateurs de la rapide dégradation des conditions de vie sur Terre. Mû par une inquiétude confirmée chaque mois, l’auteur n’en ressent que plus fort l’urgence d’explorer la palette des prodiges d’un monde qui s’étiole, et ce à travers 4 zones géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, l’île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l’ancien Parisien a choisi de s’établir.

Jil Silberstein dit la splendeur d’un rituel aux Nuu-chah- nulth de l’île de Vancouver, les prouesses d’une araignée, les enjeux du Pléistocène ou l’exploration du Pacifique. Il s’initie à la dérive des continents, sonde les motifs d’un marbre antique du sanctuaire de Delphes, retrouve au cœur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme, célèbre l’écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay.

D’une telle démarche résulte l’irrésistible goût d’observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l’être encore.

 

(Photo © Wiktoria Bosc)