Lorette Nobécourt

Je suis née à Paris en 1968. Après avoir reçu une éducation religieuse chez les Ursulines, j’ai fait du théâtre, puis des études de commerce (sic !) et de journalisme. Après quoi j’ai vécu de toutes sortes de petits travaux liés aux mots (notamment de réécriture) tout en commençant à publier à l’âge de 26 ans. Du plus loin qu’il m’en souvienne j’ai toujours écrit. J’ai deux enfants qui ont dix ans d’écart. Une fille et un garçon. J’ai quitté Paris en 2007 pour me rapprocher du silence et des arbres. Je le désirais depuis des années. Dieulefit.

La clôture des Merveilles (Grasset, 2013) retrace la vie d’Hildegarde de Bingen, une moniale du XIIe siècle qui a marqué son époque. Ce ne sont pas seulement ses écrits, sa légende, sa connaissance scientifique ou botanique, qui ont fait de l’abbesse un sujet pour Lorette Nobécourt, mais bien l’insoumission radicale où elle se tient.

En s’emparant d’une telle figure, la romancière n’entend pas tant honorer la quatrième femme docteur de l’Église que « dire haut et clair que la vie vivante est la seule ». Prêtant sa langue à celle de Hildegarde, elle se met au service du verbe et nous invite à oser entrer dans « la clôture des merveilles ».

(Photo © Richard Dumas)