Micheline Calmy-Rey

Micheline Calmy-Rey est née à Sion. Au bénéfice d’un master de l’IHEID, elle a travaillé dans une petite entreprise familiale et a été membre de plusieurs conseils d’administration. Présidente du Parti socialiste genevois, elle a ensuite été élue conseillère d’Etat en charge du Département des finances du canton de Genève durant cinq ans. De 2003 à 2011, elle a été conseillère fédérale, à la tête du Département des affaires étrangères et présidente de la Confédération en 2007 et 2001. Elle est aujourd’hui professeure invitée à l’Université de Genève. La Suisse que je souhaite est paru en 2014 chez Favre.

Pendant les sept ans qu’elle a passés à servir le pays et ses habitants, la conseillère fédérale a occupé le devant de la scène, suscitant l’enthousiasme comme la critique, mais ne laissant personne indifférent. Même ses adversaires politiques reconnaissent qu’elle défend ses convictions avec courage, intelligence et une grande implication personnelle.

En revenant sur les événements importants qui ont marqué son mandat de conseillère fédérale et de présidente de la Confédération – on pense notamment aux fonds en déshérence, à la crise libyenne, à l’indépendance du Kosovo, à la médiation entre les Etats-Unis et l’Iran – Micheline Calmy-Rey montre que la Suisse, malgré sa petite taille et sa discrétion, a un rôle important à jouer sur le plan international, dans l’arbitrage et les négociations principalement. De nombreuses anecdotes viennent enrichir son texte, que ce soit les conseils de Colin Powell dans ses premiers pas diplomatiques, la rencontre avec Barack Obama en 2009, son sentiment d’impuissance face aux exactions commises contre les femmes au Congo, l’hospitalité d’un gouverneur du Nord-Caucase, etc.

(Photo © Paul Ronga)