Pascal Janovjak

Né en 1975 à Bâle, de mère française et de père slovaque, Pascal Janovjak étudie la littérature comparée et l’histoire de l’art à Strasbourg avant de partir au Moyen-Orient, d’abord en Jordanie, puis au Liban, où il enseigne le français à l’université de Tripoli. De 2002 à 2005, il dirige l’Alliance française à Dhaka, au Bangladesh. Puis il s’installe en Palestine, à Ramallah, où il enseigne la littérature. En 2011, l’obtention d’une résidence d’écriture à l’Institut suisse de Rome le mène en Italie, où il vit désormais.

 

Le zoo de Rome (Actes Sud)

Depuis 1911, Rome voit vivre en son cœur, au beau milieu de l’antique, dans la verdure et sur dix-sept hectares, un zoo extraordinaire. Figure principale de ce livre, ce lieu baroque saura attirer, au fil des décennies, un monde de personnalités aussi diverses que Mussolini et sa lionne domestique, le pape, les actrices de Cinecittà ou Salman Rushdie... Mais l’auteur de ce roman ne se contente pas d’entraîner le lecteur dans la mémoire d’un lieu. Il en réinvente aussi le présent, en suivant les traces de Giovanna, directrice de la communication du zoo, et de Chahine, architecte algérien, l’un par l’autre attirés, l’un et l’autre fascinés par un tamanoir, ultime survivant de son espèce, objet des soins jaloux d’un vétérinaire sans scrupules et d’un gardien en fin de carrière. Tous sont happés par une aventure où s’affrontent en silence la corruption, la mémoire politique de l’Italie et la réalité économique d’un parc démesuré, qui survit loin des itinéraires touristiques. Pour Pascal Janovjak : “Le zoo est un sanctuaire de l’innocence.” Mais c’est aussi le miroir d’un siècle troublé, le révélateur d’une humanité fabulatrice. Dans cet envoûtant décor romanesque, l’auteur entremêle avec bonheur passé et présent, renommée et décadence, nostalgie et espoir.

 

(Photo © Laura Salvinelli )