Perla Servan-Schreiber

Qui suis-je ?

Une dame blanche. Un jour le blanc m’a choisie et n’est plus reparti. J’ai soixante-quinze ans, vieillir me plaît. À la retraite mais je travaille tout le temps. Pas d’enfants, mais huit fois grand-mère. Mariée depuis trente ans, avec JL, l’homme de ma vie. De belles rencontres m’ont permis de grandir, un peu. Quarante ans dans la presse magazine. Publicitaire à ELLE et Marie-Claire. Puis éditrice, avec JL, de Psychologies magazine et de CLES. J’ai publié six ouvrages dont Le Métier de patron coécrit avec JL, Fayard, 1990 ; La féminité, de la liberté au bonheur, Stock, 1994 ; Le Bonheur de cuisiner, La Martinière, 2010 et réalisé des vidéos intimistes sur Facebook, « La minute Perla », avec l’équipe de My Little Paris, sur le thème de la transmission, 2015.
Je n’aime pas la violence, la suffisance, la campagne humide, le poisson cru et prendre les trains en marche. J’aime les gens, les coquelicots, l’élégance du cœur, la mer, la tour Eiffel, la cuisine, rire, le peu et l’ordinaire. Ma dernière découverte : je suis une vieille joyeuse.

 

Les promesses de l’âge (Flammarion)

Pour vous mettre au parfum de ce livre... La vieillesse n’est pas ce que je croyais. À 75 ans, j’aime mon âge. Ai-je jamais tant aimé ma vie ? Si on m’avait prédit ça à 20 ans, j’aurais ri. La longévité a tout changé. Pourtant, le jeunisme règne. Trop de femmes ont peur de vieillir, entrent en guerre contre leur âge et en souffrent. Accepter sa vieillesse et seulement cela invite, chacune, à rechercher la bonne attitude. Non seulement pour vieillir avec élégance, celle du corps et de l’âme, mais pour vivre enfin libre, la plus belle des promesses de l’âge. Participer, avec d’autres, à changer l’imaginaire de la vieillesse, pour l’ajuster à cette nouvelle réalité, telle est mon ambition. Vieillir devient alors une aventure : se donner comme projet de rester vivant et non de rester jeune. C’est possible, j’en témoigne.

 

(Photo Roberto Frankenberg © Flammarion)