Suzette Sandoz

Née à Lausanne en 1942, Suzette Sandoz y a passé son enfance, très heureuse. Grande admiratrice des auteurs français du XVIIe, elle a, comme eux, voulu faire du droit. Elle a obtenu sa licence en droit en 1964, a épousé, la même année, un jeune avocat, secrétaire du parti libéral lausannois, avec qui elle a eu une fille, Anne. Elle a obtenu son doctorat en 1974 et, dès 1980, au décès de son mari, a été engagée comme première assistante à la faculté de droit de Lausanne où elle a été nommée professeur en 1990.Passionnée par la réflexion politique - elle a publié plusieurs centaines d’articles - Suzette Sandoz a été élue au Grand Conseil vaudois en 1986, puis au Conseil national, en 1991, qu’elle a quitté en 1998 pour devenir vice-doyen puis doyen de la faculté de droit. Elle est engagée également dans la société civile - où elle a été membre de comités de différentes associations féminines et préside actuellement l’association des amis de l’orchestre de chambre de Lausanne ; elle est également membre de la fondation d’études pour jeunes gens doués - et dans l’Église évangélique réformée du Canton de Vaud, d’abord au plan paroissial et, depuis 2006, au plan cantonal, comme membre du Synode.

Rütli, une voie pour l'avenir
Le «rapport» qui s’est tenu le 25 juillet 1940 sur la prairie mythique du Rütli a profondément marqué toute une génération. A cette occasion, le général Henri Guisan, dernier commandant en chef de l’armée suisse, élu par l’Assemblée fédérale, donc investi d’une légitimité unique dans une démocratie, est entré dans l’Histoire au terme d’un discours d’une vingtaine de minutes.
De nos jours, celui-ci suscite encore des controverses auprès de ceux qui, au lieu de chercher à comprendre les événements, entendent déconstruire l’histoire de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale et la résumer aux seules conclusions du «rapport Bergier».
Dans ce livre, une personnalité politique et un historien offrent leur éclairage original sur cet événement, tantôt en le remettant en perspective, tantôt en considérant le sens qu’il peut encore représenter pour notre société. L’ouvrage met en évidence tout ce que le passé peut fournir à ceux qui forgeront l’avenir du pays.