Maison d’édition invitée
la Baconnière

À la tour de la Baconnière, à Boudry, on fumait le lard. Cette tour destinée à devenir un château, jamais construit faute de moyens, a donné son nom à cette maison d’édition en 1927.

De sa longue et riche histoire, on retiendra ses publications d’auteurs français (Aragon, Supervielle, Éluard) au nom de la liberté pendant la Seconde Guerre mondiale, son importance dans l’histoire éditoriale suisse romande et sa diversité de publications (essais, fictions, beaux-livres, jeunesse...).

Être une maison d’édition indépendante généraliste aujourd’hui, c’est naviguer sur différents cours d’eau, embarquer diverses perceptions du monde et plusieurs générations. C’est publier des auteurs et autrices de Suisse romande, essayistes et romanciers·ières et des traductions d’auteurs·trices européens·éennes. C’est aussi être engagé en ne reculant pas devant des textes qui le sont mais sans autre parti pris que la délicatesse et l’humour de la pensée qui s’exprime.

La Baconnière publie ainsi des textes qui observent et décortiquent le monde (Kathleen Jamie, Karel Čapek, Matteo Terzaghi), des journaux qui questionnent la création (Anita Pittoni, Denis de Rougemont), des récits qui disent furieusement ou drôlement l’exil (Emanuel Carnevali, Sergueï Dovlatov), ou encore des livres de critique littéraire sortant du cadre des essais académiques didactiques.

Le caractère de cette maison tient dans le refus du sentimentalisme et l’attrait des écritures essentielles, de la prose poétique à l’humour, ainsi que le suivi de formes plus intimes que le roman : récit, journal, biographie mêlée de fiction.

 

Plusieurs autrices et auteurs représenteront la Baconnière à Morges : Corinne Desarzens, Maxime Maillard, Daniel Sangsue et Matteo Terzaghi.